
Les services à la personne (SAP) regroupent officiellement 26 activités exercées à domicile*.
Elles permettent de faciliter la vie quotidienne des familles ou d’accompagner notamment les personnes âgées, handicapées ou fragiles. Il s’agit donc d’un ensemble très large de prestations.
On y trouve notamment :
Les services à la personne ne sont donc pas uniquement destinés aux personnes dépendantes. Une personne autonome peut, par exemple, avoir recours à certains services pour se simplifier le quotidien.
D’autres prestations sont spécifiquement destinées aux personnes âgées ou handicapées qui ont besoin d’être accompagnées dans les actes quotidiens de la vie.
Une première approche consiste à identifier la tâche qui pose problème et le type d’intervention nécessaire.
Voici quelques exemples :
| Besoin rencontré | Solution à envisager |
|---|---|
| Faire les courses devient difficile | Livraison de courses |
| Cuisiner devient contraignant ou impossible | Portage de repas |
| Certaines démarches administratives sont compliquées | Assistance administrative à domicile |
| Utiliser un smartphone, une tablette ou certains services numériques pose problème | Assistance informatique |
| De petits travaux ne peuvent plus être réalisés | Petit bricolage |
| L’entretien courant du jardin devient difficile | Petit jardinage |
| Certains gestes essentiels du quotidien nécessitent une aide humaine | Auxiliaire de vie ou professionnel de l’accompagnement à domicile |
| Une personne nécessite un pansement, une injection ou d’autres soins | Professionnel de santé |
| Une personne souhaite pouvoir donner l’alerte en cas de problème | Téléassistance |
| Une absence nécessite certains passages au domicile | Vigilance temporaire du domicile |
Ce tableau montre qu’avoir besoin d’aide à domicile peut recouvrir des réalités très différentes. La bonne solution est celle qui répond précisément au besoin rencontré.
Ces termes sont souvent utilisés lorsqu’on recherche une solution pour rester chez soi, mais ils ne désignent pas exactement la même chose.
Parler d’aide à domicile peut désigner des situations très diverses.
Une personne peut simplement avoir besoin de déléguer une tâche devenue difficile : recevoir ses repas ou ses courses, obtenir de l’aide pour certaines démarches ou faire réaliser de petits travaux.
Une autre peut avoir besoin d’une aide humaine pour accomplir certains actes essentiels du quotidien. Le niveau d’accompagnement n’est alors plus le même.
C’est pourquoi il est utile de partir du besoin concret de la personne.
L’auxiliaire de vie intervient notamment auprès des personnes âgées ou en situation de handicap qui ont besoin d’une aide humaine dans certains actes de la vie quotidienne.
Selon les besoins de la personne et le cadre de son intervention, elle peut notamment l’accompagner pour la mobilité et les déplacements, l’habillage, l’alimentation ou encore certaines activités de la vie sociale.
Son rôle est donc différent de celui d’un service ciblé sur une tâche précise.
Par exemple, le portage de repas permet de recevoir des repas préparés à domicile. Si la personne a également besoin d’être accompagnée pour prendre son repas ou pour d’autres actes de la vie quotidienne, l’intervention d’une auxiliaire de vie peut être nécessaire.
Ces solutions ne s’opposent pas : elles peuvent être complémentaires.
L’aide dans les actes de la vie quotidienne doit être distinguée des soins relevant de professionnels de santé.
Un pansement, une injection ou tout autre acte de soins nécessitant l’intervention d’un professionnel habilité ne relève pas d’un service pratique à domicile et ne peut pas être remplacé par l’intervention d’une auxiliaire de vie.
Une même personne peut donc avoir besoin de plusieurs types d’intervention. Après une opération, par exemple, elle peut recevoir des soins à domicile réalisés par un professionnel de santé, bénéficier temporairement d’un portage de repas et être accompagnée par l’auxiliaire de vie dans certains actes de son quotidien.
Chaque intervention répond alors à un besoin différent : service pratique, accompagnement de la personne ou soin.
Les raisons de faire appel à des services à domicile sont diverses. Les besoins ne sont pas les mêmes selon qu’une personne rencontre des difficultés liées à l’avancée en âge, vit avec un handicap ou traverse une période de convalescence.
Le choix des services doit donc tenir compte des capacités de la personne, d’une éventuelle perte d’autonomie, de son environnement et des difficultés qu’elle rencontre concrètement au quotidien.
Avec l’avancée en âge, certaines activités peuvent progressivement demander davantage d’efforts, sans pour autant nécessiter immédiatement un accompagnement dans tous les actes du quotidien.
Porter des courses, préparer chaque jour ses repas, entretenir un jardin ou effectuer certaines démarches peuvent, par exemple, devenir plus difficiles.
Des services ciblés permettent alors de déléguer certaines tâches tout en continuant à vivre chez soi : portage de repas, livraison de courses, assistance administrative ou informatique, petit bricolage ou jardinage, etc.
Lorsque les difficultés deviennent plus importantes et concernent certains actes essentiels de la vie quotidienne, comme se déplacer, s’habiller ou s’alimenter, une assistance humaine adaptée peut être nécessaire.
Il n’existe pas un besoin d’aide unique lié au handicap. La nature des services utiles dépend notamment du type de handicap, de ses conséquences sur la vie quotidienne et de l’environnement de la personne.
Dans tous les cas, l’objectif est d’identifier les difficultés concrètes rencontrées par la personne et les accompagnements qui lui sont utiles.
Après une opération, un accident ou une hospitalisation, une personne habituellement autonome peut avoir temporairement besoin d’aide pour ses courses, ses repas, ses déplacements ou certaines tâches du quotidien.
Des services peuvent alors être mis en place pendant la période de récupération et évoluer avec les besoins de la personne.
La réglementation des services à la personne prévoit d’ailleurs l’assistance aux personnes ayant temporairement besoin d’une aide personnelle à leur domicile, hors actes de soins relevant d’actes médicaux*.
Âge, handicap ou convalescence peuvent donc conduire à des besoins très différents. Le service adapté est celui qui répond aux difficultés concrètes de la personne, avec un niveau d’accompagnement proportionné à sa situation.
Avant de rechercher un organisme ou un professionnel, quelques questions simples permettent de mieux définir le besoin et le niveau d’aide nécessaire.
1. Qu’est-ce qui pose réellement problème au quotidien ?
Faire les courses ? Préparer les repas ? Effectuer des démarches ? Se déplacer ? S’habiller ? Réaliser des soins ?
Identifier précisément la difficulté permet de déterminer s’il faut un service ciblé, un accompagnement humain ou l’intervention d’un professionnel de santé.
2. Le besoin est-il ponctuel ou durable ?
Une personne en convalescence peut avoir besoin de repas livrés ou d’une aide pendant quelques semaines. Une autre peut avoir besoin d’un accompagnement régulier dans la durée.
La réponse permet d’anticiper l’organisation à mettre en place.
3. À quelle fréquence l’aide est-elle nécessaire ?
Tous les besoins ne nécessitent pas une intervention quotidienne. Une livraison plusieurs fois par semaine, quelques heures d’accompagnement ou une intervention occasionnelle peuvent parfois suffire.
Il faut donc déterminer à quelle fréquence le besoin se présente réellement.
4. Qu’est-ce que la personne peut et souhaite continuer à faire elle-même ?
Faire appel à un service à domicile ne signifie pas nécessairement tout déléguer. L’objectif peut être de prendre en charge uniquement ce qui est devenu difficile.
Une personne peut, par exemple, continuer à choisir ses menus mais ne plus préparer ses repas, gérer ses papiers tout en demandant de l’aide pour certaines démarches numériques, ou entretenir ses plantes tout en déléguant les travaux de jardinage plus physiques.
5. Est-ce que les besoins risquent d’évoluer ?
Enfin, il est utile de se demander si le service choisi pourra être ajusté si la situation change : après une convalescence, les besoins peuvent diminuer et à l’inverse, certaines difficultés peuvent nécessiter progressivement davantage d’accompagnement.
Se poser ces questions permet de rechercher une solution proportionnée aux besoins réels de la personne, sans multiplier inutilement les interventions.
Oui, plusieurs services peuvent être complémentaires lorsqu’ils répondent à des besoins différents.
Une personne peut, par exemple, bénéficier d’un portage de repas et d’une livraison de courses, tout en faisant appel à une assistance administrative pour certaines démarches.
Si elle a également besoin d’être accompagnée dans certains actes essentiels du quotidien, une auxiliaire de vie peut intervenir. Et si des soins sont nécessaires, ils sont assurés par les professionnels de santé compétents.
L’enjeu est donc d’organiser les bonnes interventions autour de la personne, en fonction de ses besoins et de leur évolution.
Une fois le type d’aide identifié, il reste à trouver un organisme ou un professionnel capable d’y répondre dans de bonnes conditions.
Plusieurs critères peuvent être comparés :
Saveurs et Vie est une société de services à la personne spécialisée dans le portage de repas à domicile depuis plus de 25 ans. Destiné notamment aux personnes âgées, en situation de handicap, en perte d’autonomie ou en convalescence, le service associe nutrition, plaisir de manger et lien social.
Les menus équilibrés et variés sont élaborés par des diététiciens-nutritionnistes et les plats sont préparés par des chefs cuisiniers.
Dans les zones desservies par les agences Saveurs et Vie, les veilleurs-livreurs assurent également une veille sociale contribuant à lutter contre l’isolement et à repérer d’éventuelles situations de fragilité.
Saveurs et Vie propose également, selon les zones géographiques, d’autres services à la personne à domicile :
Ces prestations peuvent être utilisées seules ou combinées selon les besoins de la personne.
Oui, certaines prestations de services à la personne peuvent ouvrir droit à des aides ou avantages fiscaux, sous certaines conditions.
Le crédit d’impôt pour les services à la personne peut notamment permettre de bénéficier d’un avantage fiscal correspondant à 50 % des dépenses éligibles effectivement supportées, dans les limites prévues par la réglementation.
Pour les personnes âgées en perte d’autonomie ou les personnes en situation de handicap, d’autres dispositifs peuvent contribuer au financement de certaines aides, notamment l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) ou la PCH (Prestation de compensation du handicap), selon la situation et les conditions d’attribution.
Toutes les prestations ne bénéficient toutefois pas des mêmes dispositifs de financement. Il est donc important de vérifier les aides applicables au service choisi et à la situation du bénéficiaire.
Pour aller plus loin, découvrez les aides financières pour les services à domicile et leurs conditions d’application.
Article rédigé par notre équipe de diététiciens nutritionnistes
* Source : servicealapersonne.gouv.fr